Lundi 5 novembre 2007
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18:39
Des moyens? Sous quelle forme?
Que de questions, monsieur le président! C'est un peu ce que m'inspire votre prose. Plus de questions que de réponses. Ça on a l'habitude à l'éducation Nationale.
Votre évaluation me semble faussée dès à présent. Vous dites: « Jadis.....L'instituteur, le professeur était fier de son métier, fier de servir la République et une certaine idée de l'Homme et du progrès. ».
C'est toujours le cas. On vous a menti. Les enseignants ne sont pas résignés. Ils sont fatigués d'être pris pour des gugusses, pris en otage, comme vous aimez à le dire, par les politiques.
« Mais vous devez, vous le professeur, l'enseignant, comme les parents, vous montrer exemplaire. Exemplaire par votre comportement, par votre tenue, par votre rigueur, par votre esprit de justice, par votre implication. Exemplaire aussi par votre capacité à faire prévaloir l'autorité du maître, par votre souci de récompenser le mérite et de sanctionner la faute."
On m'a toujours appris que l'exemple doit venir d'en haut. Nous pourrions toujours nous évertuer à être des modèles de comportement (et je n'ai pas entendu dire qu'il y ait beaucoup d'enseignants indignes), nous habiller en Prada (si nous en avions les moyens), tels de petits Saint Louis délivrer la justice sous le chêne que vous ne manquerez pas de faire planter dans toutes les cours d'école, et nous pourrions même coucher au fond de notre classe pour bien montrer notre implication, si l'état et ceux qui la représentent, les élites, et les intellectuels qui font la renommée de ce pays se comportent comme le premier Traider venu, alors il n'y a aucun espoir.
J'espère que le but de tout cela sera bien: « ... d'être plus efficace, non de rationner. » Mais le petit doigt du singe à qui on n'apprend pas à faire la grimace me dit que ce n'est pas sûr, du tout!
Franchement, Monsieur le président, ça m'a fait plaisir de bavarder avec vous un moment. Je sais que vous ne buvez pas d'alcool, (que ne sais-je pas de vous?) mais j'avais l'impression d'être accoudé avec vous dans mon bistrot favori, lorsque j'emmène ma fille à son cours de danse (et oui j'en ai encore les moyens ( heureusement que sa mère exerce une profession libérale! Je ne peux malheureusement pas donner son adresse ce serait de la publicité illégale.)
Toutes ces questions, on en entend parler à chaque coin de rue, devant chaque école, dans tous les conseils d'école. Pas sûr que ce soit ce genre de bavardage qui solutionne la crise. Mais ça fait du bien de vider son sac, d'avoir pour un instant l'impression de pouvoir mener le monde aux côtés des puissants.
Plus de luttes des classes! Certes! Mais une Fracture qu'un certain a dit sociale. A parler de progrès, on pourrait croire qu'on avance, qu'on va de l'avant. Rien n'est plus trompeur. Comme disait le regretté Pierre Dac, « Notre avenir est devant nous, mais nous l'aurons dans le dos à chaque fois qu'on se retournera. »
Par laoba
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Publié dans : je-me-mets
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